03/06/09

Oui, Ninon



Ce soir, j'ai mal de ne pas être étendu à côté d'elle
Just to pull her close to feel each breath she'd take.


Vous ne savez rien.

Ces mots qu'elle écrit, c'est pour moi.

Elle est ma poésie.

Vous ne savez rien.

Enviez moi.


"Indéfiniment je crois". Tu te souviens?





16.15 déjà

Sur la chaise en anis étoilé, alors même que je buvais un thé trop sucré de tes larmes,

Et que tu me demandais si Ondine en dessous en dentelle, n était pas celle-la même que tu avais 
Par tout endroit  cherché ,éploré d'une destinée,ô combien contrariée.
Je t'avais assuré que sous le battement de ma main, que pince le soleil,
Il y avait, dans un papier de soi, un coeur , alangui sur l'aronde.
je t'avais dit"écoute", et tu t étais tu pour, en sourdine m'écrire, avec l'iris de tes yeux
une plume qu'un souffle de moi avait fait balancer dans l'air éméché.
L'absinthe que tu bois s'écoule dans tes vaines comme autant de petits vaisseaux de nous, ça chavire mais je vois mes pieds qui frisent les étoiles.
De mer.

30/05/09

Si on me demande

Si on me demande
Pourquoi je t'aime, on and on,
La réponse est en dessous;
Et au dessus de tout,
De fait.

Jusqu'à toi.

Papier de vair ou façon Light Red Bull

Bien sûr, il était entendu qu'au point carré de notre attente,

Le virage se déroberait.
Ainsi, sur la maroufle d'un macadam plus dur qu'un fil de plomb,
Ta Citroën en forme  d'accroche-moncoeur, sur le parvis de l'Eglise Jean Foutre et bien d'autres encore.
Non, mais Seigneur! cette expression plantée sur ton visage,
Où sillonnent, à l'écart, tous, nos égarements.
Tu m'avais dit : ton rétro est de travers, et j'avais ri un doigt sur tes lèvres. 
Chute, ça monte, le ballon gonflé d'air chaud ...
En suspension, dans la nacelle, Moi , Toi qui me tire la langue,
Un coup d'oeil, évidemment;

06/05/09

Voilà

[…] La phrase qui précède celle-ci ne pourra être écrite comme elle devrait l’être. Avec un certain recul, ou une mise à distance tout au moins. La chose relève d’une impossibilité physique autant qu’intellectuelle. Au point où j’en suis. Oui. Là, maintenant, je suis arrivé au bout. Le chemin fut moins long que prévu, mais, au vrai, au final (j’y reviendrai, vous vous en doutez), je suis très fatigué. Personne ne peut saisir ce que j’essaie, bien maladroitement, d’exprimer à l’instant même où la parole et la raison me font défaut. On ne prête qu’aux riches, néanmoins. C’est ce qu’on dit. À tort ou à raison. Un jour comme aujourd’hui est à marquer d’une pierre blanche — et noire. D’un noir d’obsidienne. Mais ai-je besoin d’un pense-bête——— moi ? Allez savoir, comme on dit. J’y suis allé pour ma part, et sans trop savoir pourquoi. C’était en effet ma part. Je commence à rédiger ces lignes alors que je devrais me taire, ne serait-ce que pour m’économiser. Il n’y aurait rien de plus urgent, a priori. Mais le silence m’est également impossible. J’écris, mais ce n’est déjà plus moi que vous lisez. Et de loin. Et pourtant, c’est aussi de moi qu’il s’agit. Et ça veut tout dire. Mais pas seulement. Croyez-moi. J’ai besoin d’être cru. In fine. Ma vérité tient dans ces termes. Je vais vous demander d’avaler un plat qui, pour tout dire, ne sera pas réchauffé, et ce en dépit des apparences.

01/05/09

Attalante et Jules Chlorophyle

Elle avait marché dans l'épais sillon bleu laissé par Esope.

Serrée contre son coeur qui récitait un beau M, la pivoine à la moue enjôleuse, 
Clignait de l'oeil à un rai de Lune, fatigué d'attendre le dégel
Et le déluge qui s'ensuivrait, évidemment.
Elle n'avait pas failli, dans le minutieux égrainage du temps a ses raisons,
et sen allait , soyeuse, courir le Gai Luron.
Elle avait revêtu, hier déjà, sur la chaise en marquise, posées sur le tulle,
 Et frisottées de frais, les quelques lettres volées à l'Odéon.
Bien, se disait-elle, en caressant les plis du chien Tric-Trac, à bascule, 
Jules est en retard, il revient de Loin.
Ca n'est pas si près de la Lune, pourtant...
M, moi, soupirait-elle, c'est étrange,